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lundi 20 juillet 2015

Une mère catholique se bat seule pour sa foi

versus

Une enseignante en religion
« gay » et mariée « gay »
La majorité des Catholiques prenant pour la lesbienne
La persécution... bientôt chez vous !



« Nous croyons que nous pouvons prendre des décisions concernant qui peut former nos enfants dans la foi, dit Megan Schrieber, qui a été attaquée pour avoir soulevé des inquiétudes au sujet du professeur d'éducation religieuse récemment remerciée.

Dixit Megan Schrieber
Article de Joan Frawley Desmond
Le 20 juillet 2015

SOURCE : National Catholic Register





PHILADELPHIE - Ce mois-ci, l’Académie Waldron de la Miséricorde située à Philadelphie était la dernière école catholique à attirer le feu pour avoir remercier une enseignante mariée à une conjointe de même sexe.

Le 3 Juillet, après que l'école ait envoyé une lettre qu'elle ne renouvellerait pas le contrat de Margie Winters, directrice de longue date de l'enseignement religieux à l'école, la nouvelle a suscité un tollé. Winters est légalement mariée à une femme et les médias locaux ont ouvert un forum sur Internet pour les critiques qui ont attaqué le principal de l'école pour avoir forcé Winters à démissionner après que deux parents aient soulevé des inquiétudes concernant son état civil.


Mais comme la controverse bouillait dans les réunions publiques organisées par les parents, dans la couverture des médias et aussi en ligne sur Facebook, certains critiques ont aussi ciblé Megan Schrieber, une mère dans la communauté scolaire qui a soulevé des questions quant à la qualité du rôle de formatrice de Winters.

Bien que la couverture médiatique de litiges similaires dans d'autres écoles catholiques ont largement mis l'accent sur les positions de duel entre l'enseignant et les fonctionnaires de l’Église ou de l’école, l'histoire de Schreiber met en lumière les préoccupations des parents catholiques qui veulent que leurs enfants reçoivent une formation solide dans la foi et qui peuvent s’avancer à l’avant pour faire comprendre leurs attentes aux enseignants et directeurs d'école.

Jusqu'à présent, Schreiber n’a pas discuté de la controverse bien que son nom ait été cité par Winters comme un catalyseur en chef de ce tumulte.

Mais dans une interview avec le Register, Schreiber a expliqué son côté de l'histoire et a rejeté les efforts faits pour caractériser ses motifs comme sectaires ou injustes.

« Nous ne jugeons pas Margie Winters pour ses choix de vie ; ça appartient, en effet, à Dieu » a dit Schrieber alors qu’elle expliquait les points de vues de son mari et d’elle-même.

« Nous croyons que nous pouvons prendre des décisions concernant qui peut former nos enfants dans la foi et les enseignements de notre Église ».

Schreiber a souligné qu'elle n’avait jamais recherché la démission de Winters.

Au contraire, elle a pris contact avec le principal parce qu'elle voulait une explication relativement à la décision de l'école d'embaucher un directeur de l'enseignement religieux dont la vie personnelle semblait poser un « conflit d'intérêts » avec ses obligations professionnelles.

Elle a ajouté que de récentes déclarations de Winters avaient seulement renforcé ses préoccupations initiales.

Dans une interview à la télévision, par exemple, Winters a dit qu'elle avait refusé la demande du principal de démissionner de son poste parce que les objections au « mariage de même sexe » de Schreiber basées sur sa foi étaient « mauvaises ».

« Dans mon esprit, pour moi, le fait de démissionner signifie que cette femme croit ce que l'Église dit est vrai et je ne crois pas que ce soit vrai » a dit Winters dans une interview avec une filiale locale d'ABC.

Les parents catholiques fidèles

Mère de six enfants, Schreiber est une catholique active qui agit comme directeur bénévole de développement pour le Festival Abbaye 2015, un festival de musique centré sur la foi qui a attiré 2.000 catholiques en 2014, son année inaugurale.

Plusieurs de ses enfants sont déjà diplômés de l'Académie Waldron et elle a été satisfaite de l'école. Mais pendant la dernière année scolaire, dit-elle, une question impliquant son fils en cinquième année l'a incitée à entrer en contact avec Winters avec des résultats insatisfaisants.

« Au début de l'année scolaire, j’apprends que mon fils a été exposé à de la pornographie par un autre étudiant » se rappelle Schreiber.

« J’ai appelé et j’ai dit : « Nous avons un problème et je crois que la théologie du corps est un antidote (document de Jean-Paul II). Vous devriez y jeter un coup d'œil ».

« J’ai envoyé au moins trois courriels à Winters » se rappelle-t-elle, et quand j’ai constaté qu’il n'y avait aucun signe d'intérêt, j’ai décidé de l'enseigner à la maison.

Mais plus tard, quand Schreiber a partagé à quelqu'un d'autre dans la communauté scolaire son espoir d’apporter la théologie du corps, cette importante contribution à l'Église par Saint Jean-Paul II, dans la salle de classe, on lui a dit carrément : « Vous n’aurez jamais la théologie du corps dans l'école ».

« J’ai dit : « Pourquoi ? » Ils répondirent : « Parce que la directrice de l'éducation religieuse est une lesbienne civilement mariée ».

Par la suite, un membre du personnel m’a confirmé l'état matrimonial de Winters et m’a dit que c’était de notoriété publique.

La nouvelle a stupéfait Schreiber et son mari.


« En tant que parents cherchant une éducation catholique authentique, ça me semblait être une déconnexion incroyable d'avoir la principale personne dont la tâche était de superviser la formation de nos enfants de prendre une position contraire à l'Église » dit-elle.

Schrieber est allée voir le principal pour l’informer de ses préoccupations.

« Mon mari et moi n’avons jamais eu un problème avec Winters personnellement. C’était un gros problème : un manque de jugement de la part de l'école. Elle ne s’est pas embauchée par elle-même. Quelqu'un l'a embauchée ».

Questions sans réponse

La réunion avec le principal a laissé un certain nombre de questions sans réponse. Et quand Schreiber a rencontré un membre du conseil d'administration, elle a senti la colère et une certaine confusion propos de ses objections.

Enfin, elle a essayé d'expliquer ses préoccupations sous la forme du langage des mouvements des consommateurs.

J’ai dit : « Je crois que j’achète une éducation catholique et je ne l'obtiens pas. Cela équivaut à de la fraude ».

« Le membre du Conseil a dit : « Je comprends ».

Les Schriebers n’ont reçu aucune autre communication de l'école. Ils ont pris une décision privée de quitter l’Académie Waldron à la fin de l'année scolaire et de ne faire aucune déclaration publique sur les raisons de leur départ.

«Nous n’avons pas demandé qu’elle quitte sa position. Nous sommes partis ». a expliqué Schreiber. Le couple n’a réalisé seulement plus tard que leurs conversations avec le directeur et le membre du conseil d'administration avait invité l'école à réviser la décision d'embaucher Winters.

« La première fois que j’ai entendu parler de cela, c’est quand un membre du conseil d'administration m’a appelée pour me faire savoir qu’ils ne renouvelleraient pas son contrat » a déclaré Schreiber.

Le membre du conseil d'administration m’a également avertie que certains membres de la communauté scolaire « sont en colère à propos de vos opinions ».

À ce moment-là, le principal de l’école, Nell Stetser, avait publié la première de deux lettres à la communauté scolaire sur cette question. Le 3 Juillet, le principal a confirmé que le « contrat annuel de travail de Winters n’était pas renouvelé ».

« Dans l'esprit de l’Académie Waldron de la Miséricorde, beaucoup d'entre nous acceptent des choix de vie qui contredisent les enseignements de l'Église actuels, mais pour continuer comme une école catholique, Waldron Miséricorde doit se conformer à ces enseignements » mentionnait la lettre de Stetser qui citait l'enseignement d’autorité de l'Archevêque de Philadelphie et de ses larges consultations avec les Sœurs de la Miséricorde, des théologiens et des canonistes.

Lorsque la controverse est restée à une pleine ébullition, Sœur de la Miséricorde Patricia Vetrano, présidente de la Communauté de la Miséricorde Mid-Atlantic, a publié sa propre lettre aux parents qui endossait la décision du principal.

« En tant qu’école catholique, l’Académie Waldron de la Miséricorde est responsable de respecter les enseignements de l'Église catholique dans ses programmes d'études et ses autres programmes et aussi être un témoignage public dans la communauté plus large. Notre préoccupation dans cette situation est la participation authentique de l’Académie Waldron de la Miséricorde dans la mission de l'enseignement catholique » ; c’était ce que contenait la lettre de Sœur Patricia en date du 13 Juillet.

L'archidiocèse de Philadelphie

Après que l'histoire eût d'abord attiré les manchettes des médias locaux, l’Archidiocèse de Philadelphie a déclaré aux médias qu’il n’avait joué aucun rôle dans le processus de prise de décision qui a conduit au départ de Winters.

Dans un échange de courriels avec le Register, le directeur des communications de l’Archidiocèse, Ken Gavin, a confirmé que l’Archidiocèse « n'a pas pris ou influencé la décision du personnel en question ».

Questionné si l’Académie Waldron de la Miséricorde demandait à son personnel de signer des contrats qui les obligent à éviter des déclarations ou des actions publiques qui s’opposeraient à l'enseignement catholique, Gavin a répondu qu’il n’était pas certain si l’Académie Waldron de la Miséricorde, une école privée, « oblige les enseignants à signer quelque chose comme une clause de moralité, mais nous avons intégré ces choses dans les contrats pour nos professeurs de lycée ».

Toutefois, l'Archevêque Charles Chaput de Philadelphie a ensuite publié une déclaration de soutien à l'administration de l'école assiégée et aux Sœurs de la Miséricorde.

« Ils ont montré du caractère et du bon sens à un moment où le deux semblent être rares», a déclaré l'Archevêque Chaput.

Pour l'instant, cependant, Winters a indiqué qu'elle est prête à se battre, et pendant le week-end, elle est apparue à une émission de nouvelles de CNN afin de rejeter toute suggestion que son mariage la rendait inapte à enseigner la religion dans une école catholique.

Winters a déclaré à plusieurs reprises qu’elle a informé le principal de l'école de son mariage au moment où elle a été embauchée en 2007 et un accord avait été fait pour partager la nouvelle avec les membres du personnel mais pas avec les parents.

L'école a refusé nos demandes de commentaires de la part du Register. Mais Sheila King, qui gère les communications de l'école, a fait remarquer que le principal qui a embauché Winters n’est plus à l’Académie Waldron de la Miséricorde.

Pendant ce temps, certains parents préoccupés par le traitement de l'école envers Winters ont juré de retenir les frais de scolarité pour l'année scolaire à venir jusqu'à ce que le principal leur explique la décision.

Le principal a publié une deuxième lettre reconnaissant que la communauté de l'école avait été « secouée ». Il a promis de rencontrer les parents, mais aucune date n'a été établie à ce jour.

Soutien pour le principal

Pour l'instant, Winters et ses partisans ont attiré la bonne part de l'attention et de la sympathie des médias et certains commentateurs ont même attaqué l'Archevêque Chaput qui encourage le respect de la décision de l'école.

Mais quelques voix ont soutenu le principal.

Christine Flowers, un avocat et une chroniqueure pour plusieurs journaux locaux, a contesté le point de vue des parents qui veulent que Winters soit rétablie.

« Se marier a été le choix fait par Margie Winters » a écrit Flowers, une ancienne de l’Académie Merion de la Miséricorde, une école de filles qui a été précurseur de l’Académie Waldron de la Miséricorde.

« Elle n'a pas été rejetée parce qu'elle était lesbienne. Elle a été congédiée parce qu'elle a ouvertement déclaré que, par son mariage, elle n'était pas une lesbienne célibataire ».

« C’était de cet acte volontaire de sa part et non de son statut qui justifiait son licenciement » écrivait Flowers, dans un de ses articles en date du 15 juillet.

Lors d'une entrevue avec le Register, Flowers a suggéré que la forte réaction des partisans de Winters reflète l'influence des tendances plus grandes dans la culture.

Au cours des 15 dernières années, dit-elle, alors que le « Mariage pour Tous » a lentement progressé dans les tribunaux fédéraux et dans les assemblées législatives des États, « ça a été un changement révolutionnaire dans la façon dont nous considérons les unions de même sexe ».
Flowers croit que les parents formés par la nouvelle philosophie du « Mariage pour Tous » sont le moteur de la controverse qui a tiraillé l'école.

Mais elle met aussi en défaut l'administration de l'école qui a embauché Winters. « Ils se sont placés dans la position où il pourrait y avoir matière à scandale ».

Flowers a dit que ses articles portant sur l’Académie Waldron de la Miséricorde ont incité certains lecteurs à laisser des commentaires tels que « me remerciant pour mon courage ».

« C’est triste quand on considère comme courageux le fait de dire qu’une école catholique a le droit « d’assurer sa mission » » a-t-elle conclu.

Amour et prières

Megan Schrieber a dit au Register que seule une poignée de gens sont entrés en contact avec elle pour montrer leur soutien alors qu'elle a été attaquée sur des forums en ligne. Pourtant, Schreiber a été encouragée par l'approbation de l'Archevêque Chaput concernant la décision du principal et elle est excitée à propos de la visite du Pape François à la Rencontre Mondiale des Familles à la fin de septembre.

Dans un message électronique du 17 Juillet au Register, elle souhaite que son histoire ne soit pas considérée comme une « attaque » envers Winters.

« Nous avons pris la bonne décision pour nos enfants, nous voulons qu’ils soient imprégnés de la beauté et de la vérité de l'authentique enseignement de l'Église » écrit-elle.

Maintenant, elle se prépare à faire un peu d’enseignement à domicile à l'automne et elle prie pour Winters.

« Je crois que les cœurs sont gagnés par l'amour » écrit-elle. « Je prie pour que tout le monde qui se sent marginalisé par cette question puisse manifester et embrasser l'Amour Agapê ».

lundi 13 juillet 2015

Face à la plus grande confrontation historique

que l’humanité ait traversée
Saint Jean-Paul II


Ou la déconstruction progressive de la famille



SOURCE : Conférence donnée par Dr Thomas Ward, md, au Forum Romain sur la Vie à Rome le 8 mai 2015 rapportée par LIFE SITE NEWS.

Peut être aussi visionnée en vidéo (41 min) en anglais ici.



ROME, le 24 Juin, 2015 (Life Site News) - Selon le Nonce Apostolique Mgr Carlo Vegano (USA ), deux ans avant qu'il ne devienne Pape, le cardinal Wojtyla a dit aux évêques américains :

« Nous sommes maintenant face à la plus grande confrontation historique que l’humanité ait traversée. Je ne pense pas que les grands cercles de la société américaine ou les grands cercles de la communauté chrétienne s’en rendent compte pleinement. Nous sommes maintenant devant la confrontation finale entre l'Église et l'anti-Église, entre l'Évangile et l'anti-Évangile. Cette confrontation se situe dans les plans de la Providence Divine. C’est une épreuve que toute l'Église ... doit relever. »

Nulle part cette confrontation n’est maintenant plus marquée que dans la guerre culturelle anti-église contre la famille, plus spécialement sur le droit fondamental des parents d'éduquer leurs enfants. Cette culture sinistre est subtilement imposée à nos familles en Occident et brutalement imposée sur les familles auprès des pays pauvres par l'Occident.

Cette confrontation, la plus grande que l'humanité n’ait jamais connue laisse les parents comme seuls protecteurs de leurs enfants. Mais, avec l'aide de Dieu. De plus en plus de bons parents auront peu d'alternative morale à la désobéissance civile et même à l'emprisonnement. Certains parents catholiques britanniques en Autriche ont payé de 1 000 euros d'amende pour avoir enseigné à leurs enfants à la maison durant plusieurs années.

Le mariage et la famille et conséquemment l'Église ainsi que la civilisation dépendent maintenant sur la proclamation la plus claire d'Humanae Vitae du Bienheureux Pape Paul VI et de Familiaris Consortio de Saint Jean-Paul II le Grand si nous voulons survivre et remplacer un développement de la culture mondiale de la Mort.

Le Pape Benoît a confirmé Familiaris Consortio en l’appelant l'Évangile sur la Famille.

Quarante ans d'expérience en tant que médecin de famille avec un intérêt particulier à défendre activement la famille ne m'ont laissé aucun doute que le cœur de cette Culture de la Mort est la séparation artificielle des rapports sexuels à la Vie, de la procréation à l'amour, de la nature unitive de l’amour à la contraception .

Cette séparation de la vie à l'amour est propagée par la contraception, la fécondation in vitro et même théologiquement aussi le « mariage gai».

La contraception est associée à une augmentation et non pas à une chute du taux d'avortement chirurgical ... et la contraception hormonale a été elle-même reconnue pour avoir une action pharmacologique abortive depuis 1926 ! En 1926, Pincus, l'inventeur de la contraception orale a découvert que l'administration de l'oestrogène interrompait la grossesse.

De plus la contraception peut aussi séparer la vie, la vie de l'enfant de l'amour de la mère. Laissez-moi expliquer. L'endoctrinement au sujet de la contraception chez les enfants dans les écoles a souvent résulté dans la fourniture confidentielle de contraceptifs et a séparé les enfants vulnérables à l'amour protecteur de leurs parents. Mais, très malheureusement, comment peuvent des parents catholiques qui pratiquent la contraception, peut-être agissant en toute conscience à cause du silence, de l'incompétence ou pire de leurs bergers peuvent protéger leurs enfants de la contraception de façon convaincante quant à ses aspects moraux, sociaux, de santé et des conséquences évangéliques ?

De manière significative, ces deux séparations de la vie de l'amour sont promus par le lobby du contrôle des naissances qui est une des multinationales les plus riches dans le monde, me dit-on, tout de suite après l’importance de l'industrie de l'armement.

Dans Humanae Vitae, nous avons été très clairement enseignés.

Que l'enseignement, souvent énoncé par le Magistère, est fondé sur le lien indissoluble, voulu par Dieu et qui ne peut être rompu par l'homme de sa propre initiative, entre les deux significations de l'acte conjugal : la signification unitive et la signification procréative. (N12)

Ceci est tout simplement la Vérité et par son rejet des générations ont été perdues à l'Église. Nos enfants paient un prix énorme pour le silence, l'obscurcissement et les accomodements politiques de tant de nos évêques. Oui, nos enfants ont payé pour leurs politiques.

La suppression internationale des droits des parents : tout d'abord dans la juridictions du Common Law (Commonwealth)

En 1974, au Royaume-Uni, le droit parental de connaître s’il a été donné des contraceptifs à un enfant de tout âge par un médecin a été supprimé par une directive qui a été écrite par le gouvernement sous les conseils du Lobby du Contrôle des Naissances. Une contestation judiciaire a suivi mais les parents ont perdu lorsque le cas est allé à la Chambre des Lords. Cette décision, qui légalise largement la suppression des droits des parents sur tout traitement médical et pas simplement sur la contraception, s’est propagée rapidement à toute la juridiction du Common Law. La Common Law couvre un quart du monde.

Le soutien Catholique officiel aux parents a été négligeable fondamentalement en raison de leur attitude à l'égard d’Humanae Vitae. Le soutien Protestant fut beaucoup plus grand.

C’est intéressant de savoir que, durant la période de la procédure judiciaire au cours de laquelle on avait interdit aux médecins de donner des contraceptifs aux enfants mineurs sans la connaissance ou le consentement parental pour la prise de contraceptifs, l'avortement et les naissances hors mariage ont chuté. Par la suite, en 1994, les tribunaux ont supprimé le droit aux parents de connaître si leur enfant mineur avait eu un avortement. Cela en dépit du fait que toutes les études cliniques de haute qualité démontrent que la notification aux parents dans le cas des demandes d'avortement réduit l'avortement chez les mineurs de 10-20%. L'enlèvement des droits aux parents a commencé avec la contraception. Encore une fois, nous avions été prévenus dans Humanae Vitae :

Qui pourrait reprocher à un gouvernement d’appliquer à la solution des problèmes de la communauté ces moyens reconnus pour être licites pour les couples mariés. (17 N)

Pourtant, je n’ai jamais entendu une lettre pastorale soutenir Humanae Vitae ou les droits inaliénables donnés par Dieu aux parents qui, comme résultat de la contraception, sont devenus proscrits juridiquement.

Avec la législation portant sur « mariage de même sexe », les parents sont allés de proscrits juridiques à hors-la-loi. Laissez-moi expliquer. La législation sur le mariage de personnes de même sexe et sur l'orientation sexuelle a interdit aux agences catholiques anglaises qui se souciaient de l’adoption in loco parentis (à agir en lieu et place des parents ) pour nos enfants catholiques les plus vulnérables. La législation même sur le mariage homosexuel a interdit le droit des parents, les Premiers Éducateurs, de retirer ses enfants des classes générales sur le mariage à l’intérieur desquelles le «mariage homosexuel gay » est promu. La Loi sur l'Éducation de 1996 oblige l'école à refuser la permission en raison de l'obligation légale qu'elle impose à promouvoir l'égalité.

La législation sur l’orientation sexuelle a interdit le droit d'enseigner la morale sexuelle chrétienne comme Vérité objective dans les écoles. Le Comité parlementaire mixte sur les Droits de l'homme a déclaré que :

« ... un programme qui enseigne des croyances doctrinales d'une religion particulière, comme si elles étaient objectivement vraies. Ceci est susceptible de conduire à une discrimination injustifiée à l'égard des élèves homosexuels ».

À l'exception de très rares évêques qui croient et annoncent Humanae Vitae, l'action de notre épiscopat sur la réforme de la loi homosexuelle a été minime ou pire, particulièrement dans les écoles catholiques.

La Loi sur la Personne Désignée

En 2016, le gouvernement écossais attribuera à chaque enfant de moins de 18 ans une Personne Désignée, un employé de l'État, et ce sans le consentement parental. S’il est jugé qu’il y a un risque pour le bien-être de l’enfant, y compris un enfant mineur en ce qui a trait à l'activité sexuelle, les enseignants auront à informer la Personne Désignée de l'enfant. Si l'enfant est en désaccord, l'enseignant devra expliquer les raisons de partager la situation avec la Personne Désignée. Ainsi, l'enfant n'a pas de droit absolu ni de confidentialité avec la Personne Désignée de l'État. Cependant les conseils du gouvernement ne fait aucune mention de le dire aux mères ou aux pères ou aux parents ; de fait, informer les parents sont absents de la section entière sur la confidentialité dans le document d'orientation Conduite des Relations, Santé Sexuelle, Éducation des Parents à l’École qui est fondé sur le Guide Écossais National très anti-parent portant sur l'activité sexuelle à bas âge. Il y a eu une grande opposition publique y compris de la part des Évêques écossais qui sont de plus en au clair avec Humanae Vitae.

L'Inspection scolaire

Depuis 2013, on a demandé officiellement aux inspecteurs gouvernementaux de s’enquérir auprès des enfants de l'école primaire au sujet de la « transphobie » ( La transphobie est l'aversion envers le transsexualisme et envers les personnes transsexuelles ou transgenres relative à leur identité sexuelle ). Ils avaient été auparavant informés qu’ils pouvaient interroger les élèves âgés de quatre à onze ans sur le mot « gay », sur les familles de même sexe et sur l’« homophobie ». L'unité des Inspecteurs a été informée par le groupe de pression radicale homosexuel Stonewall.

Australie : la politique du « Pas de piqûre, pas de paie »

Les parents qui sont objecteurs de conscience à la vaccination des enfants perdront leurs versements de prestations et leurs crédits d'impôts jusqu’à 11 000 $ par année par enfant.

Allemagne 2006

Dans la cause Konrad vs Allemagne, la Cour européenne des Droits de l'Homme a confirmé la position du gouvernement allemand à savoir que les Chrétiens allemands n'ont pas le droit à l'école à la maison. La position du gouvernement allemand a été que l'école à la maison mettrait en place des « sociétés parallèles ou des points de vue philosophiques distincts ».5

En 2009, les parents Chrétiens évangéliques allemands qui avaient refusé de permettre à leurs enfants de 10 ans de suivre des cours d'éducation sexuelle obligatoire ont été emprisonnés pour une seconde fois (43 jours), période au cours de laquelle l'État a exercé le contrôle sur leurs enfants. L'école était catholique. Je ne suis pas au courant d'aucune déclaration des Évêques Catholiques allemands qui se sont opposés à ce crime légalisé. Heureusement les enfants de ces courageux parents chrétiens ont maintenant la permission de retirer leurs enfants de ces classes offensives.

En 2013, une équipe de 20 travailleurs sociaux, des policiers armés et des agents spéciaux armés d'un bélier ont saisi de force les quatre enfants de la famille Wunderlich ( 7-14 ans ). Ni abus, ni échec scolaire n’ont été allégués.6 Leur infraction ? Ils étaient instruits à la maison en raison des motifs de la conscience chrétienne des parents qui refusaient d'envoyer leurs enfants à une école de l'État où ils craignaient l'endoctrinement de leurs enfants dans le paganisme, l'homosexualité et la sorcellerie. Un juge de la Cour de la Famille allemande a par la suite refusé de donner aux parents Wunderlich la garde de leurs enfants en disant : « La demande des parents pour rétablir leur droit de déterminer l'emplacement des enfants, le droit de prendre des décisions éducatives pour les enfants ainsi que le droit de déposer des demandes au nom de leurs enfants est refusé ». Les passeports des enfants ont été saisis afin qu’ils ne puissent pas fuir à nouveau le pays. Afin de garder leurs enfants, les parents Dirk et Petra n’ont pas eu d'autre choix que de se conformer avec les services sociaux allemands et mettre leurs enfants dans les écoles publiques.

Heureusement, en dépit de l'intervention juridique du gouvernement Obama, la famille Romeike a obtenu l'asile aux États-Unis au motif que le refus du gouvernement allemand pour leur permettre l’école à la maison pour des raisons religieuses constitue de la persécution.

Suède

Le Président de l'Association Suédoise pour l'éducation à la maison a dû fuir vers les îles finlandaises d'Aland réclamant la sécurité pour sa famille qui ne pouvait plus être garantie et il ne pouvait pas se permettre les 15 000 USD d’amende pour avoir tenu école à la maison pendant un an.

États-Unis et Canada

J’admire beaucoup la détermination de tant de familles nord-américaines faisant école à la maison qui ont si souvent résisté avec succès aux travailleurs sociaux intrusifs, aux menaces d'amendes, aux subpoenas et aux constitutions de dossiers légaux, au harcèlement par des fonctionnaires, aux menaces de réduction de services et d’avantages financiers, et aux arrestations illégales.

Angleterre

Ici, la situation de l’école à la maison est en grande partie relativement saine parce qu’une motion du parti politique Labour contre l’école à la maison a entraîné le plus grand nombre de pétitions au Parlement jamais enregistré.

Mais « qui a fait ça » ? Qui retiré vos droits parentaux ?

Voici le premier coup terroriste dur à cet effet. Le Manifeste communiste, qu’a écrit Karl Marx en 1848 ici en Occident. Je cite trois points du chapitre 2 :

« Abolition [Aufhebung] de la famille ! » Même le plus radical s’enflamme devant cette infâme proposition des communistes.

Mais, dites-vous, nous détruisons les relations les plus sacrées quand nous remplaçons l'enseignement à domicile par les organismes sociaux.

Le blablabla bourgeois à propos de la famille et de l'éducation, de la co-relation sacrée des parents et l'enfant».

En 1920, deux ans après la Révolution d'octobre, Alexandra, Kollontaï, le premier commissaire du peuple soviétique de la protection sociale a écrit :

« La société communiste prendra sur elle-même toutes les fonctions impliquées dans l'éducation d'un enfant ».

Deux ans plus tard, en 1922, Lénine (qui avait été introduit illégalement en Russie à partir de l'Ouest) a lancé un regroupement, qui allait devenir l'École de Francfort du Marxisme Culturel Occidental. L'intention était de détruire l'obstacle de la culture chrétienne occidentale à la propagation du marxisme. Leurs méthodes comprenaient la promotion de l'instinct sexuel comme une arme de destruction sociale et la promotion critique destructive radicale et négative dans tous les aspects de la culture. Ils ont ciblé nos familles dans le contexte d’un libéralisme en croissance dans l'État et dans la religion. Certains prétendent que ce regroupement était plus important que la Révolution d'octobre elle-même.

L'interview très récente avec Ion Mihai Pacepa, ancien général de la police secrète de la Roumanie communiste, publié dans Catholic News Agency décrit ce qui n’est pas si différent dans le « Programme de Désinformation du Parti-État » par le biais duquel les Soviétiques sous Khrouchtchev ont essayé d'exporter le communisme en Amérique latine par le moyen de théologie de la libération.

En deuxième, le terrorisme doux. Le lobby eugéniste ( partisans de la réduction de la population mondiale ) et le contrôle des naissances. Comparez cette citation d’Alexandra Kollontaï : « La société communiste prendra à sa charge toutes les fonctions impliquées dans l'éducation d'un enfant ». — Comparez avec celle-ci de Brock Chisholm, le premier directeur de l'Organisation mondiale de la Santé en 1948 : « Les enfants doivent être libérés des ... « préjugés religieux et d'autre préjugés culturels » imposés sur eux par les parents, les autorités civiles et religieuses [... ] L’éducation sexuelle devrait être introduite en 4e année, [soit 9 à 10 ans] éliminant « les moyens des plus âgés » par la force si nécessaire ».

Et comparez ceci avec ce que dit Lady Helen Brook : « C’est maintenant le privilège de l'État de prendre les grandes décisions parentales — objectives, sans émotion, l'État considère ce qui est le mieux pour l'enfant ...»

Lady Helen Brook a commencé la mise à la disposition « secrète » de contraceptifs pour les jeunes, la première étape dans l'usurpation des droits parentaux sur l'éducation et la médication.

Comparez avec : « Les parents — les personnes les plus dangereuses de tous » (Un porte-parole de l’Association pour le Planning Familial)

Comparez : « La société communiste prendra à sa charge toutes les fonctions impliquées dans l'éducation d'un enfant » du Comité des Nations Unies sur l'élimination de la discrimination contre les femmes qui a instruit les nations de s’assurer du droit à l'éducation sexuelle, à la contraception et à l'avortement pour les filles et les adolescents sans connaissance ou consentement parental.

Encore une fois, nous avions été prévenus. S’adressant aux parents catholiques de l'Allemagne nazie, le Pape Pie XI leur a dit que leurs droits et leurs devoirs comme éducateurs leur sont conférés par Dieu et que personne ne peut les libérer de la responsabilité que Dieu a investie sur eux pour leurs enfants. Et citant St Jean, il a poursuivi : « Que chacun de vous soit capable de répondre : « Parmi ceux que tu m’as donnés, je n’en ai pas perdu un » (Jean xviii 9).

Combien beaucoup plus grande est notre responsabilité aujourd'hui où nous sommes confrontés à la tyrannie douce plutôt qu’à la Gestapo.

Le troisième et le plus important facteur entre la famille et ce que le Cardinal Wojtyla a appelé « la confrontation finale entre l'Église et l'anti-Église, de l'Évangile et de l'anti-Évangile » est, je crois, le libéralisme clérical.

En 1930, pour la première fois en deux mille ans d'histoire chrétienne, un corps Chrétien, l'Église d'Angleterre, a moralement sanctionné à partir de principes chrétiens l'utilisation des contraceptifs :

« Là où il était clairement ressenti l'obligation morale de limiter ou d'éviter la parentalité, la méthode doit être décidée selon des principes chrétiens ... La Conférence estime que d'autres méthodes (autres que l'abstinence) peuvent être utilisés, à condition que ce soit fait à la lumière des même principes chrétiens ».

Toutefois, dix ans plus tôt, le même organisme avait condamné la contraception comme étant contre nature, moralement et religieusement dangereuse, un danger pour la nation et une incitation au vice, ce qui était fondamentalement la position de Luther, Calvin et Wesley.

Le Pape Pie XI a rapidement répondu dans son encyclique « Casti Connubii » (Chaste Mariage). Il a insisté sur le caractère sacré du mariage. Il a interdit l'utilisation du contrôle artificiel des naissances. Ce fut, bien sûr, compatible avec tous les enseignements magistériels précédents : « La famille est plus sacrée que l'État et les hommes ne sont pas engendrés pour la terre ni pour le temps, mais pour le Ciel et l'Éternité ».

Plus tôt, j’ai référé à Humanae Vitae. Quatre jours après sa publication, il y avait la conférence de presse officielle, dirigée par Mgr. Ferdinando Lambruschini, professeur de théologie morale à l'Université du Latran. Il a déclaré que : « Cette décision lie les consciences de tous, sans aucune ambiguïté ».

Il a ensuite déclaré par trois fois que ce n’était pas infaillible.

De manière significative, L'Osservatore Romano a omis ce dernier point dans son rapport.

(I) « Une lecture attentive du document indique que c’est pas une définition infaillible ».

(Ii) « La décision a été donnée, a dit Mons. Lambruschini, et ce n’est pas infaillible ».

(Iii) « Seules les définitions qui sont un ordre strict commandent l'assentiment à la foi théologale ».

Puis la déconstruction morale a vraiment commencé par exemple en Angleterre. Dans l'ensemble, Les évêques anglais voyaient bien Humanae Vitae jusqu'au le 6 Décembre 1968 lorsque le Cardinal Heenan a déclaré à la télévision :

« Maintenant, il est du devoir d'un catholique d’informer sa conscience. Mais cela pourrait arriver facilement, surtout après cette longue période de conflit et de doute, il pourrait se produire qu’un couple se dise consciencieusement : « Je suis tout à fait sûr que c’est la bonne chose à faire pour moi». Et si cela peut être dit consciencieusement, puis, bien sûr, ils doivent suivre leur conscience. Ça ne fait aucun doute sur ce sujet ».

En ce qui concerne « cette longue période de conflit et le doute », le Père Paul Marx m'a dit que l'hésitation à publier l'encyclique Humanae Vitae s’est rapidement estompée lorsque trois théologiens ont convaincu le Pape Paul VI que le contraceptif oral a un mode d'action abortive.

Personnellement, je suis devenu conscient de clercs qui ont miné Humanae Vitae (25 Juillet 1968) dès ma première année en tant que médecin de famille dans les Highlands écossais quand un prêtre qui était un patient m'a dit que les prêtres avaient reçu l'ordre de ne pas questionner les pénitents au sujet de la contraception dans la confession et par la suite il a ajouté que si un pénitent parlait de contraception, il ou elle devait lui être dit(e) de ne pas soulever cette question dans la confession et de ne pas chercher d'autres conseils sur cette question auprès d'un autre prêtre. Nous avons tous deux pensé que c’était étrange.

Le Cas de Washington

En 1968, le Cardinal Archevêque Patrick O'Boyle de Washington a discipliné un certain nombre de ses prêtres qui avaient publiquement émis une opinion dissidente de l'encyclique Humanae Vitae. Un certain nombre d'entre eux ont fait appel contre son injonction de la Congrégation du Clergé.

En 1970, la Congrégation du Clergé a publié une directive qui se lisait comme suit :

1) Humanae Vitae doit être reçu comme l'enseignement de l'Église.

2) La doctrine de l'Église affirme que la conscience doit toujours être suivie.

Il n'y avait pas de troisième conclusion insistant pour que la conscience soit formée à la lumière de l'enseignement de l'Église. Le Cardinal O'Boyle a été informé que si ses prêtres étaient préparés à souscrire à cette directive, il devait les réintégrer.

Les résultats :

1) Les prêtres à travers le monde étaient maintenant en mesure d’encourager leur troupeau à « suivre leur conscience tout en admettant l'Enseignement de l'Église comme « un idéal » ».

2) Une suppression effective de l'autorité de l'Évêque en tant qu’enseignant apostolique de la Tradition.

3) Le chaos et le silence de l'Église résultant de la promotion d'une fausse doctrine de la conscience, qui n'a jamais été effectivement corrigée. En 1989, le Cardinal O'Connor de New York a déclaré que la « conscience » a déjà été utilisée pour s’en référer aux Dix Commandements, mais que maintenant elle était utilisée pour signifier littéralement « ce que vous voulez ».

Le Cardinal Caffara a dit cela exactement un mois avant sa mort en 1978, le Bienheureux Pape Paul VI a déclaré : « Un jour, vous allez remercier Dieu et moi pour Humanae Vitae ». Merci à Dieu pour sa défense de nos mariages, de nos familles et de l'Église.

La trahison de la Vérité et de nos familles par les clercs a continué. Le jour même de la Charte des Droits de la Famille de Saint Jean-Paul II qui s’en allait sous presse, il a été constaté que la section portant sur les Parents les Premiers Éducateurs avait été enlevé par une hiérarchie nationale et la section d’aide aux pays du tiers monde afin de ne pas être participants au contrôle de la population avait été enlevée par « les amis de l'IPPF » au Vatican (Fédération internationale pour le planning familial). Le Cardinal Edward Gagnon a signalé ceci au Pape Jean-Paul qui a ordonné que l’on remette ces sections immédiatement.

Un prêtre qui travaillait à la Curie m'a dit qu'il a eu à parler avec un autre passager qui se révéla être un dirigeant d’une multinationale dans le domaine de la régulation des naissances et de l’avortement dans le monde. Il a dit au prêtre : « que les choses avaient été très bien pour eux jusqu'à ce que le Pape Jean-Paul II arrive en fonction et qu’il a réveillé les consciences catholiques. C’est maintenant le contraire et avec ce synode irresponsable et scandaleux qui s’en vient... »

En plus de la morsure de son tristement célèbre « Qui suis-je pour juger », ajoutons ce qu’a dit le Pape François dans un discours devant le Parlement européen à Strasbourg :

« Pour garder la démocratie vivante en Europe, ça exige d’éviter les nombreux tendances globalisantes pour diluer la réalité : à savoir les formes angéliques de la pureté, les dictatures du relativisme, les marques d’un fondamentalisme historique, les systèmes éthiques qui manquent de bonté et le discours intellectuel privé de sagesse ». [10]

Et il a dit :

« Nous ne pouvons pas insister seulement sur les questions liées à l'avortement, au mariage homosexuel et à l'utilisation de méthodes contraceptives.

Ce n’est pas possible, je n’ai pas beaucoup parlé de ces choses et j’ai été réprimandé pour cela ».

Ce n’est pas possible, je n’ai pas beaucoup parlé de ces choses et j’ai été réprimandé pour cela.

Je ne ferai aucun commentaire sur ces déclarations publiques sauf pour dire qu’elles ont laissé de nombreux membres de l'Association nationale des familles catholiques profondément affligés, effrayés et en colère.

Le Cardinal Walter Kasper a déclaré : « L'Église n’est pas contre le contrôle des naissances du tout ».

Ici, je vais commenter. Est-ce que le Cardinal Kasper ne sait pas vraiment ou ne se soucie pas que la contraception facilite le sexe hors mariage, la promiscuité, l'incapacité à s’engager dans le mariage, la rupture des mariages, la désintégration de la famille et bien sûr l'avortement ? Serait-il même alarmé qu’on estime entre 350 000 000 à 750 000 000 (millions) avortements chimiques qui ont eu lieu aux États-Unis seulement en raison du mode d'action abortif de la pilule ?

Ou Mgr Jean-Michel di Falco du diocèse de Gap qui a écrit que les Manif pour tous en France, ces manifestations massives pro-mariage, ont perpétré de « la violence contre les homosexuels ». Est-ce que cet ancien porte-parole de la Conférence épiscopale n’a vraiment pas compris que Christiane Taubira, la ministre française de la Justice a déclaré la guerre aux familles catholiques quand elle a dit :

Nous sommes très conscients de toutes les dimensions philosophiques et anthropologiques attachées au mariage. Mais nous considérons qu’elles ne peuvent pas et ne doivent pas entrer en conflit avec les exigences de l'égalité.

Nous sommes dans un état de droit ; le code civil va être modifié, ce sera impératif pour tout le monde.

Elle a continué en disant qu’elle constituerait une « révolution sociale et juridique ».

Ou bien voyez l’Évêque Galantino, le nouveau nommé du Pape François pour être secrétaire général de la puissante Conférence épiscopale italienne qui a dit :

Mon souhait pour l'Église italienne est qu'elle soit capable sans aucun tabou d’écouter les arguments en faveur de prêtres mariés, l'Eucharistie pour les divorcés/remariés et l'homosexualité.

Et : « Dans le passé, nous nous sommes trop concentrés sur l'avortement et l'euthanasie. Ça ne doit pas être ainsi ».

Mais, dans le monde réel, plus de 1,7 milliard de bébés ont été décapités, démembrés et éviscérés par des avortements chirurgicaux dans le monde entier et entre 30-150 millions de vies à naître ont été perdues par des interruptions volontaires de grossesse.

N’aurons-nous aucune pitié pour les plus pauvres des pauvres ?

Ne remarquons-nous une Culture Mondiale de la Mort qui se déroule devant nos yeux ? Cette folie téméraire.

Contrastez les paroles de ces clercs avec celles réalistes du Cardinal François George de Chicago :

J'espère mourir dans mon lit, mon successeur va mourir en prison et son successeur va mourir en martyr sur la place publique. Son successeur va hériter les éclats d'une société ruinée et lentement il aidera à reconstruire la civilisation comme l'Église l'a fait si souvent dans l'histoire humaine.

Mesdames et Messieurs, le tournant décisif moral entre le Catholicisme et le Modernisme était l'acceptation ou le rejet de Humanae Vitae.

Feu Cardinal Carlo Maria Martini de Milan, le leader du parti moderniste a nié qu'il était un anti-Pape mais « un ante-Pape », un précurseur et préparateur pour le Saint-Père ». Il a soutenu les politiques de lutte des évêques allemands et autrichiens contre Humanae Vitae en les appelant à une nouvelle culture de la tendresse et à une approche de la sexualité qui est plus libre des préjugés.

Il croyait probable que le Pape de qui il était le précurseur ne révoquerait pas Humanae Vitae mais qu’il pourrait écrire une encyclique qui serait sa « continuation ». Il nous a dit que Saint Jean-Paul II le Grand n’avait pas voulu qu'il y ait des doutes sur Humanae Vitae et qu'il avait envisagé de faire une déclaration qui lui aurait obtenue le privilège de l'infaillibilité pontificale.

Mesdames et messieurs, Saint Jean Paul II nous dit que « nous sommes maintenant confrontés à la confrontation finale entre l'Église et l'anti-Église, entre l'Évangile et l'anti-Évangile. C’est une épreuve que toute l'Église ... doit relever ».

Pour le bien du mariage et de la famille, de l'Église et par conséquent de la civilisation, c’est essentiel que la plus haute définition de l'infaillibilité papale soit donnée à Humanae Vitae et au droit inaliénable des Parents Premiers Éducateurs, peu importe combien de décennies ou de générations qu'il faudra.

Pour être précis : « Cet enseignement souvent énoncé par le Magistère est fondé sur le lien indissoluble, voulu par Dieu et ne peut être rompu par l'homme de sa propre initiative, entre les deux significations de l'acte conjugal : la signification unitive et la signification procréatrice ».(Humanae Vitae N12)

« Le droit et le devoir des parents de donner l'éducation est essentielle, ... il est irremplaçable et inaliénable et ne peut donc pas être totalement délégué à d'autres ni usurpé par d'autres ». (Familiaris Consortio N36)

La liberté des enfants de nos enfants dépendra de cela.